marquee direction="left" behavior="alternate">Dernière mise à jour Vendredi 21 Janvier 2022.

Joyeuse Pâques à tous........


                        Les nouveautés

MESSAGE DE  NOTRE ÉVÊQUES

Mgr Benoit Bertrand

TRIBUNE : Que nous est-il donc arrivé ?

La Semaine Sainte et les fêtes de Pâques furent déroutantes et, pour tout dire, bouleversantes ! Nous étions confinés, d’une certaine manière, dépouillés mais recentrés sur le Christ en Croix : le Christ du mystère pascal. Nous avons vécu ces jours en profonde et intense communion les uns avec les autres. Je garde en mémoire cette image étonnante, rapportée par les médias, de l’archevêque de Paris à genoux au pied de la croix plantée dans le choeur de la cathédrale Notre-Dame, une croix majestueusement tournée vers la voûte déchirée laissant apparaître un ciel d’espérance.

Chaque soir vers 19h15, un décompte éprouvant est établi : celui des trop nombreuses victimes... Aujourd’hui, le plateau semble atteint avec des chiffres peu à peu à la baisse. Certains m’interrogent parfois : cette crise sanitaire appelle-t-elle de votre part des réflexions ? Le Covid-19 et ses conséquences nous convoquent-ils à remettre, collectivement, les pendules à l’heure ? Cette épreuve nous incite-t-elle aussi à mettre, personnellement, de l’ordre dans notre coeur ? Je souligne trois enjeux pour une attention intensifiée à l’essentiel !

Admiration

Devant cette pandémie particulièrement difficile à combattre, je me sens invité, tout d’abord, à l’admiration pour l’engagement à la fois courageux, innovant et, pour beaucoup, désintéressé de nos soignants. Oui, je suis admiratif devant les soignants qui ont accepté, par exemple à Châteauneuf de Randon, de rester confinés avec les personnes âgées. Le virus peut assurément être mortel mais l’isolement et la tristesse de nos anciens peuvent l’être également. J’ose le dire : il y a de la noblesse dans les gestes de délicatesse, d’attention, de sollicitude !

J’ai aussi été particulièrement édifié par l’esprit de solidarité et de responsabilité de nos concitoyens. En Lozère, le confinement est fort bien respecté, des masques ont été rapidement confectionnés, des initiatives solidaires ont spontanément vu le jour. Ce qui est essentiel et redécouvert par l’épidémie ce sont bien la richesse de nos relations humaines, la profondeur de notre attention aux plus vulnérables, la nécessaire interrogation sur le sens de la vie, de ces vies qu’ils faut sauver « quoi qu’il en coûte ».

Interrogation

Que nous est-il donc arrivé ? Pourquoi ce virus venu de Chine a-t-il si rapidement traversé notre planète ? Pourquoi nous a-t-il, à ce point, mis ko ? Il faudra bien qu’on finisse par s’interroger. L’enjeu est vital. Et les questions arrivent en cascade. Des questions liées à la globalisation marchande, à notre autonomie pour produire en France masques et médicaments, à notre système de santé qui semble avoir tenu mais est aujourd’hui épuisé… D’autres questions viennent aussi interroger nos modes de vie, nos priorités, la place de notre famille… Des questions existentielles ou spirituelles pourraient bien aussi se bousculer ! « Notre vie ne tient qu’à un fil » me disait une personne encore jeune. Les religions ont assurément en pleine crise sanitaire une place emblématique pas simplement pour « remonter le moral des troupes » mais pour offrir un horizon de sens.

Il est aussi une autre interrogation à aborder. Les problématiques écologiques, devant l’épidémie, ne sont pas lointaines. Les scientifiques l’affirment : le réchauffement climatique multipliera, à l’avenir, les pandémies. Notre monde n’est pas simplement un « stock » ou un

« décor » ! Nous avons à le recevoir comme un don. De ce point de vue, l’encyclique du pape François, Laudato si, nous convoque à la conversion écologique. Le cynisme de certains dirigeants ne doit pas nous décourager. Comment allons-nous nous sensibiliser les uns les autres ? Le temps consacré aux plus fragiles, nos rythmes de vie, la maltraitance de la terre, de la biodiversité et de la production… Une fois la crise sanitaire passée, ces questions et bien d’autres encore nous inviteront à refuser l’amnésie et les processus d’échappement. Rappelons aussi que le Christ ressuscité est pris, au matin de Pâques, pour un jardinier ! J’y vois un nouvel appel, discret et magnifique, à respecter le Jardin que Dieu nous a confié !

Conviction

Cette conviction est simple. Elle peut même se résumer en une phrase : il nous faut garder foi en l’avenir mais avec un appel à entendre : vivre dans une sobriété heureuse. Cette grande cause, personnelle et collective, n’est pas une sorte de retour en arrière mais une expérience joyeuse à vivre pour aujourd’hui. Comment allons-nous vivre une humanité plus simple et plus frugale, plus respectueuse de la terre avec probablement moins de biens mais plus de liens ? Comment allons-nous transformer nos besoins ? Cet appel, à la fois spirituel et évangélique, est prophétique ! La sobriété heureuse s’expérimente. Elle nous tourne vers la sauvegarde de la terre et des êtres vivants. Elle nous redit aussi combien le climat est un bien commun et que nous n’avons qu’une seule Maison commune.

Il n’y a pas d’amour sans révoltes intérieures. Si Henri Dunant n’avait pas été bouleversé par le spectacle du champ de bataille de Solférino, la Croix-Rouge n’aurait pas existé. Si Raoul Follereau n’avait pas été révolté par la façon dont les lépreux étaient parqués dans des maladreries, la journée mondiale des lépreux n’existerait pas. Combien d’ordres religieux ont été fondés à partir de révoltes intérieures ? Que ferait aujourd’hui St Vincent de Paul devant les nouvelles pauvretés ? Que ferait St Louis-Marie Grignion de Monfort devant le sécularisme actuel ? Que feraient Sts Louis et Zélie Martin au service de la vie, de la famille et de la fidélité ? Que ferait Mgr Boudon devant les défis de l’éducation ? Qu’inventeraient-ils ? Devant cette pandémie qu’allons-nous, à notre tour, initier ? Le combat contre le Covid-19 va certainement accélérer la recherche, la coopération scientifique et l’élaboration d’un plan d’Etat au service de nos hôpitaux. Mais suscitera-t-il une confiance renouvelée en l’avenir avec l’appel impérieux à vivre une sobriété heureuse ? Cet enjeu n’est pas d’abord une consigne redoutable mais une promesse...

Tous, nous sommes désormais tournés vers le 11 mai… Jour d’un déconfinement dont on sait qu’il ne sera que très progressif et nous appellera, encore et encore, à la vigilance et à la responsabilité. Sans oublier cette date, les chrétiens sont aussi orientés vers un autre jour, celui de la Pentecôte, cinquante jours après Pâques. L’Esprit-Saint, lui, n’est pas confiné ! Il est offert à chacun et à nos communautés chrétiennes, à l’Eglise et au monde. Puissions-nous demander à l’Esprit de Pentecôte de venir renouveler la face de la terre, apaiser les coeurs et éclairer les réponses à notre question : que nous est-il donc arrivé ?

 

 

+ Benoit Bertrand

Evêque de Mende


Mots Bibliques

> La crainte de Dieu: Immense respect. Comme un bébé que l'on tient dans ses bras. (Jacques Jouanin)

> Sanctifier - consacrer: transfert d'une réalité, d'une personne ou d'une chose, dans la propriété de Dieu. (Benoît XVI)

> La nuée lumineuse: entrée dans le mystère de Dieu. (Benoît XVI)

> Siéger à la droite de Dieu: participation à la souveraineté propre de Dieu sur tout espace. (Benoît XVI)

> Miséricorde: signifie compassion, bienveillance, fidélité, tendresse, affection…

> Ange: sa présence signifie une expérience mystique…

> La colère de Dieu: C'est la façon de dire que Dieu ne tolère pas le mal qui détruit l'homme. (Chantal Reynier)

> St Matthieu 27, 52 les corps de nombreux saints  ressuscitèrent; sortis des tombeaux…: renvoi à vision de Ezéchiel 36 et autres.

> L'Ecriture: D'abord le sens historique ou littéral, puis le sens moral, enfin le sens Mystique. (Olivier Clément - Sources)

> Psaume "avec les enfants brisés sur le roc" : Le roc c'est Jésus sur lequel on écrase l'idolâtrie. (Olivier Clément - Source)

> Je jugement dernier: Le partage entre boucs et brebis dont parle la scène du jugement dernier se ferait ainsi non entre les hommes, mais au plus secret de chacun.

Idem pour la parabole du bon grain et de l'ivraie. (Olivier Clément)

> Ascension: Ce n'est pas la navette spatiale. Montée de Jésus au ciel à mettre en parallèle avec Elie qui s'en va sur un char de feu. (2 Rois 2, 9-12). A ce moment est donné l'Esprit d'Elie à Elisée. Pour les apôtres c'est cela qui est premier à l'Ascension: recevoir l'Esprit.

> Jonas et la baleine: Le livre de Jonas est un livre satirique et pas historique. La baleine n'a pas existé, ni Jonas probablement. Une satire qui veut montrer que Dieu sauve tous les peuples et qu'un peuple comme Ninive - qui est un peuple païens - s'il fait pénitence, peut bénéficier tout comme le peuple juif, de la miséricorde de Dieu. (Maurice Zundel)

> Baptême: Dès le Baptême, la transfiguration de l'être humain est un processus à l'œuvre dans toute la vie chrétienne. (Michel Stavrou - théologien orthodoxe)

> Dieu est la clé d'un monde qui n'existe pas encore. (Maurice Zundel).

> Maitre Eckhart: Le fondement de notre être est le même que le fondement de l'être de Dieu. Au plus profond, nous sommes uns.

= Solidarité de la chair. (Guy Martinot)

= Nous ne sommes pas dans l'univers, nous sommes l'univers…

> La chair et le sang: L'expression signifie dans la culture sémitique la totalité de la personne. (Jean Hennaux sj)

> Les moyens de connaissance dont l'homme dispose par lui-même sont impuissants à lui faire percevoir le sens des paroles de Jésus; seul le don de l'Esprit introduira les croyants à la connaissance des réalités spirituelles qui se manifestent en Jésus. (Jean Hennaux sj)

> L'Ancien Testament doit être compris comme l'expérience d'une nuit mystique, comme itinéraire d'une humanité en marche vers la lumière, mais qui chemine encore dans le tunnel de la nuit obscure en projetant sur Dieu ses imperfections, ses limites, ses scories. (Maurice Zundel)

> Il y a une chose que l'on a oublié. C'est qu'une parole s'adresse à quelqu'un, et qu'une parole, fut elle de Dieu, s'adresse à une certaine humanité et qu'elle doit s'adapter à elle. (Maurice Zundel)

> La Parole: La Parole a en soi un potentiel que nous ne pouvons pas prévoir. L'Eglise doit accepter cette liberté insaisissable de la Parole qui est efficace à sa manière. (Pape François)

= Benoît XVI: la Parole de Dieu qui n'est pas seulement informative, mais performative…

> Rédemption: Dieu a permis le mal. Il le souffre également. Si il a pris ce risque, c'est parce que du mal il sait qu'il peut tirer un bien. Nous ne le voyons pas.

       Nous croyons que Dieu saura tirer du bien de tout mal. C'est ça la Rédemption. Sa Providence c'est de tirer le bien du mal. (Jean Marie Hennaux)

 

> Martyre: en grec signifie témoin (Jean Vanier)

 

> Ministre: mot qui veut dire serviteur. (François Varillon)

 

> Résurrection de la chair: C'est la résurrection de toutes nos relations. C'est tout autre chose que nos cellules biologiques. (François Varillon)

 

> Parole de Dieu: Méfiez-vous des images de l'Ecriture et de la liturgie. C'est un langage humain qui doit être critiqué. Certes le langage d'Isaïe ou de Jérémie est la parole de Dieu; mais cela ne signifie pas que tous les mots soient parole de Dieu. (François Varillon)

 

> Grandeur divine: Il est donc normal qu'à partir de notre expérience intérieure, à partir de l'oraison, nous soyons capable de critiquer des textes que par ailleurs nous devons maintenir. Un théologien comme Bernard Sesbouë dit, lui aussi, qu'il nous faut opérer une révision radicale de l'idée que l'Ancien Testament se faisait de la grandeur divine.

(François Varillon)

 

> Le silence est le parler de Dieu (St Jean de la Croix)

 

> Retentissement du péché de l'homme sur l'univers: Si l'homme dit non à Dieu, il y a un retentissement au niveau du cosmos. L'univers matériel attend aussi sa rédemption. Dans la création, il y a un gémissement, une attente. (Jean Marie Hennaux)

En parallèle: L'Eucharistie, ce peu de pain, sauve le monde. De même la Croix de Jésus…

 

> Les apparitions: Assurément il y a des exagérations sur les apparitions, et l'Eglise s'est toujours montrée très prudente. L'Eglise ne fonde jamais la foi sur les apparitions. (Pape François)

 

> Incendie de ND de Paris: Il ne faut pas oublier pourquoi a été construite cette cathédrale. Elle a été construite pour un petit morceau de pain. Et ce pain c'est le Corps du Christ. (Monseigneur Aupetit archevêque de Paris)

 

> Les ennemis dans les psaumes: Si nous avons des ennemis, en demandant à Dieu qu'il nous en débarrasse, nous lui déléguons une vengeance à laquelle nous renonçons. (Anne Lécu)

 

> Les religions ancestrales: Les babyloniens, égyptiens, mésopotamiens, dont les dieux avaient un profond mépris de l'homme. Au contraire le Dieu d'Israël, avec Moïse, se préoccupe de la souffrance de son peuple.

 

> Eucharistie Sacrifice et Communion: En réaction contre l'ancienne théologie du sacrifice de la messe, certains voudraient aujourd'hui opérer une nouvelle réduction du mystère eucharistique. Celui-ci ne serait plus enseigné que sous l'aspect vrai, mais non exclusif de repas de communion. Nous ne devons pas privilégier cet aspect de repas au détriment des autres aspects de l'Eucharistie. (Jacques Bur)

 

> Dietrich Höderlin (Poète allemand - 1820): Là où croit le péril, croit aussi ce qui sauve.

 

> Gaudium et spes: Puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine; nous devons tenir que l'Esprit Saint offre à tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associé au mystère pascal.

 

> Rapport à la violence: L'écart entre ce que Dieu veut et ce que Dieu permet, écart qu'il ne peut combler directement, sauf en nous supprimant, car c'est notre liberté qui fait de nous des hommes.  (Guy Labouérie)

 

> Dieu qui parle: Dieu nous parle par des intuitions silencieuses. (Frère Roger de Taizé)

 

 

> Trinité: Dieu qui vit à une infinie distance de lui-même.

 (Maurice Zundel)

 

> La guerre: Si les hommes ont décidé de faire la guerre, Dieu ne la supprime pas, mais dans la guerre il continue de faire évoluer le cœur de l'homme…

= Bernard Sesboüé: Dieu ose se compromettre avec les hommes.

 

> La Parole de Dieu: Toute parole de Dieu passe par des paroles humaines.

Retenons ce point, quand Dieu parle, il le fait toujours à travers un être créé, pour la bonne et simple raison que c'est à cette seule condition que nous pouvons comprendre le message.  (Bernard Sesboüé)

 

> La création: Dieu non seulement inscrit dans le cœur de l'homme une vocation, mais encore il lui fait les dons nécessaires pour qu'il puisse accomplir cette vocation.    (Bernard Sesboüé)

 

> Révélation: cette révélation première s'inscrit dans le cœur de l'homme. C'est ce qu'on appelle "la loi de la conscience", référence de toute conduite morale. (Bernard Sesboüé)

 

> Le Décalogue: On peut donc penser que la formulation de la parole du décalogue s'est faite d'abord dans la conscience de Moïse et que c'est lui qui a promulgué les choses de cette   façon (…)

Exposer les choses ainsi ne revient-il pas à dire que les paroles imputées à Dieu ne sont pas tombées du ciel mais viennent de l'évolution historique de la conscience humaine ? (Bernard Sesboüé)

 

> La Révélation: Elle n'a rien de magique (…)

Contrairement à l'Islam, dans la Révélation judéo-chrétienne on reconnaît le rôle propre du prophète: c'est par la médiation de sa subjectivité humaine, de l'expérience de sa vie, de ses qualités d'écrivain que la parole de Dieu entre dans l'humanité (…)

La grâce révélatrice de Dieu, agissant au pôle subjectif de la conscience, en ce sanctuaire de notre être libre qui est aussi la matrice de nos paroles et de nos actions, permet au prophète de conceptualiser sa propre expérience et de la transmettre (…)

= Dieu qui nous parle par des intuitions silencieuses. (Frère Roger)

(…) La révélation se produit au pôle subjectif de la conscience, avant de passer au pôle du langage et de la communication. C'est à ce pôle que la parole divine devient parole humaine. De même Dieu n'est pas un auteur littéraire. Il ne rédige pas des livres. Mais son Esprit inspire les rédacteurs en les protégeant de l'erreur. (Bernard Sesboüé)

 

> Le Pentateuque: On affirme depuis le 17ème siècle que ce n'est pas Moïse qui a écrit les cinq premiers livres de la Bible, dits Pentateuque.

Il apparaît souvent évident que celui-ci n'a pas été écrit en une fois et qu'il comporte plusieurs auteurs qui appartiennent à des époques différentes.

(…) Dans l'Ecriture, tout est de Dieu et tout est de l'homme, selon une coopération qui ne crée aucune concurrence entre eux. (Bernard Sesboüé)

 

> Les trois voluptés d'Israël: L'avoir (souvent par la violence des guerres), le pouvoir que donne l'argent et la richesse, la gloire (elle pousse à imaginer que l'on est d'une autre espèce à qui les lois communes ne s'appliquent pas - mensonge à soi-même qui coupe de toute réalité).

(Guy Labouérie)

 

> La vie de Jésus: Sa lumière qui continue à nous parvenir et à éclairer notre monde d'aujourd'hui, comme ces étoiles qui ont disparus depuis des millions d'années et dont la lumière continue de nous parvenir. (Bernard Sesboüé)

 

> Certains miracles : comme le figuier desséché où les porcs qui se jettent dans la mer, pourraient n'être que des "paraboles historicisées par la tradition". (Bernard Sesboüé)

 

> Jésus Fils de Dieu: Cette accumulation (de titre) est une manière de dire qu'aucun titre ne peut à lui seul suffire à dire l'identité divine de Jésus. (Bernard Sesboüé)

 

> "Je suis venu séparer le fils de son père et la fille de sa mère": Annonce de la profondeur de la rupture qui est demandée par Jésus. C'est tout le système socio-culturel qui est remis en cause. (Guy Labouérie)

 

> Annonciation: Seule Marie pouvait rapporter l'événement, qui n'avait pas eu de témoin.

Pourquoi ne devrait-il pas y avoir une telle tradition, conservée et en même temps modelée théologiquement. (Benoît XVI)

> Récits de l'enfance de Jésus: Matthieu et Luc qui ont voulu écrire une histoire, une histoire réelle, qui a eu lieu, certainement une histoire interprétée et comprise selon la parole de Dieu.

Les récits de l'enfance sont une histoire interprétée et, à partir de l'interprétation, écrite et condensée. (Benoît XVI)

Il y a une chose supplémentaire: on raconte ici une histoire qui explique l'Ecriture et, inversement, ce que l'Ecriture, en beaucoup d'endroits a voulu dire, devient seulement visible à présent, au moyen de cette nouvelle histoire. (Benoît XVI)

 

> Mort de Jésus: Le véritable pouvoir n'a de sens que dans le service. Celui qui a le pouvoir le plus parfait ne peut donc l'exercer que dans le service le plus parfait, et celui qui a le pouvoir universel ne peut qu'exercer un service universel, ce que Jésus vient faire en donnant son "âme en rançon pour la multitude". (Guy Labouérie)

 

> La Croix: qui se distingue parmi celle de dizaine de milliers de crucifiés. Par quelle "miracle" statistique cette croix a-t-elle pu immerger de l'immense foule des martyres du monde? A moins que précisément celui-là, et celui-là uniquement, qui y est suspendu ait pu la transformer d'arbre d la mort en arbre de vie rayonnant sur le monde. (Guy Labouérie)

 

= Elie Wiezel : les enfants morts en camp de concentration qui ont connu des souffrances mille fois pire que Jésus….et on en parle pas.

 

 

 

 

 


Notre Père - Glorious : Lyon Centre



LES SEPT SACREMENTS



Evangile du jour

Mise à jour en fin d'aprés midi


L'EVANGILE AU QUOTIDIEN

Lundi 24 Janvier : Deuxième livre de Samuel 5,1-7.10. ()
En ces jours-là, toutes les tribus d’Israël vinrent trouver David à Hébron et lui dirent : « Vois ! Nous sommes de tes os et de ta chair. Dans le passé déjà, quand Saül était notre roi, c’est toi qui menais Israël en campagne et le ramenais, et le Seigneur t’a dit : “Tu seras le berger d’Israël mon peuple, tu seras le chef d’Israël.” » Ainsi, tous les anciens d’Israël vinrent trouver le roi à Hébron. Le roi David fit alliance avec eux, à Hébron, devant le Seigneur. Ils donnèrent l’onction à David pour le faire roi sur Israël. Il avait trente ans quand il devint roi, et il régna quarante ans : à Hébron il régna sur Juda pendant sept ans et demi ; et à Jérusalem il régna trente-trois ans, à la fois sur Israël et sur Juda. Le roi avec ses hommes marcha sur Jérusalem contre les habitants de la région, les Jébuséens. On lui dit : « Tu n’entreras pas ici : des aveugles et des boiteux suffiraient à te repousser. » Autrement dit : David n’entrera pas ici. Mais David s’empara de la forteresse de Sion – c’est la Cité de David. David devint de plus en plus puissant. Le Seigneur, Dieu des armées, était avec lui.
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Lundi 24 Janvier : Psaume 89(88),20.21-22.25-26. ()
Autrefois, tu as parlé à tes amis, dans une vision tu leur as dit : « J'ai donné mon appui à un homme d'élite, j'ai choisi dans ce peuple un jeune homme. « J'ai trouvé David, mon serviteur, je l'ai sacré avec mon huile sainte ; et ma main sera pour toujours avec lui, mon bras fortifiera son courage. « Mon amour et ma fidélité sont avec lui, mon nom accroît sa vigueur ; j'étendrai son pouvoir sur la mer et sa domination jusqu'aux fleuves.
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Lundi 24 Janvier : Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3,22-30. ()
En ce temps-là, les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. » Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »
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Lundi 24 Janvier : Saint Jean Cassien ()
Il existe une raison au nom de principautés et de puissances [des esprits mauvais], dans le fait qu’elles exercent sur des peuples divers la domination et l’empire, ou qu’elles ont sous elles des esprits et des démons de rang inférieur, dont nous apprenons par l’Évangile et de leur propre aveu qu’ils sont légion. Elles ne peuvent, en effet, être appelés dominations, à moins d’avoir sur qui exercer leur pouvoir, ni davantage puissances ou principautés, s’il n’y a personne sur qui elles puissent revendiquer la prééminence. Le blasphème que l’Évangile nous rapporte des Pharisiens, met bien en lumière cette vérité : « C’est par Béelzébub, prince des démons, disent-ils, qu’il chasse les démons. » (Mt 12, 24) Ailleurs, nous lisons l’appellation de « chef des ténèbres » (Ep 6,12) ; un autre démon est désigné comme « le prince de ce monde » (Jn 14,30). Cependant, c’est le bienheureux Apôtre qui l’affirme, ces dignités s’évanouiront un jour, lorsque toutes choses seront soumises au Christ, « qu’il remettra le royaume à Dieu son Père, après avoir anéanti toute principauté, toute puissance et toute domination » (1 Cor 15, 24). Ce qui ne peut se faire que si les démons voient soustraire à leur empire ceux sur qui ils exercent en ce siècle leur puissance, leur domination ou principauté.
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Dimanche 23 Janvier : Livre de Néhémie 8,2-4a.5-6.8-10. ()
En ces jours-là, le prêtre Esdras apporta la Loi en présence de l’assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre. C’était le premier jour du septième mois. Esdras, tourné vers la place de la porte des Eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu’à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple écoutait la lecture de la Loi. Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès. Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre. Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l’on pouvait comprendre. Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n’a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart ! »
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Dimanche 23 Janvier : Psaume 19(18),8.9.10.15. ()
La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples. Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur ; le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard. La crainte qu'il inspire est pure, elle est là pour toujours ; les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables : Accueille les paroles de ma bouche, le murmure de mon cœur ; qu'ils parviennent devant toi, Seigneur, mon rocher, mon défenseur !
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Dimanche 23 Janvier : Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12,12-30. ()
Frères, prenons une comparaison : le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ. C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit. Le corps humain se compose non pas d’un seul, mais de plusieurs membres. Le pied aurait beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait cependant partie du corps. L’oreille aurait beau dire : « Je ne suis pas l’œil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait cependant partie du corps. Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S’il n’y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ? Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l’a voulu. S’il n’y avait en tout qu’un seul membre, comment cela ferait-il un corps ? En fait, il y a plusieurs membres, et un seul corps. L’œil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous ». Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont indispensables. Et celles qui passent pour moins honorables, ce sont elles que nous traitons avec plus d’honneur ; celles qui sont moins décentes, nous les traitons plus décemment ; pour celles qui sont décentes, ce n’est pas nécessaire. Mais en organisant le corps, Dieu a accordé plus d’honneur à ce qui en est dépourvu. Il a voulu ainsi qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres. Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie. Or, vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps. Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui ont charge d’enseigner ; ensuite, il y a les miracles, puis les dons de guérison, d’assistance, de gouvernement, le don de parler diverses langues mystérieuses. Tout le monde évidemment n’est pas apôtre, tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner ; tout le monde n’a pas à faire des miracles, à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter.
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Dimanche 23 Janvier : Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,1-4.4,14-21. ()
Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus. Lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : ‘L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.’ Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »
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Dimanche 23 Janvier : Origène ()
Quand vous lisez : « Il enseignait dans leurs synagogues et tous célébraient ses louanges », prenez garde de n'estimer heureux que les auditeurs du Christ et de vous juger, vous, privés de son enseignement. Si l'Écriture est la vérité, Dieu n'a pas seulement parlé jadis dans les assemblées juives mais il parle aujourd'hui encore dans notre assemblée. Et non seulement ici, dans la nôtre, mais dans d'autres réunions et dans le monde entier Jésus enseigne et cherche des porte-parole pour transmettre son enseignement. Priez pour qu'il me trouve à la fois disposé et apte à le chanter. De même que le Dieu tout-puissant, cherchant des prophètes au temps où la prophétie faisait défaut aux hommes, trouve par exemple Isaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel, ainsi Jésus cherche des porte-parole pour transmettre sa parole, pour « enseigner les peuples dans leurs synagogues et être glorifié par tous ». Aujourd'hui Jésus est davantage « glorifié par tous » qu'au temps où il n'était connu que dans une seule province.
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Samedi 22 Janvier : Deuxième livre de Samuel 1,1-4.11-12.19.23-27. ()
En ces jours-là, David, après avoir battu les Amalécites, revint à Ciqlag et y demeura deux jours. Or, le troisième jour, un homme arriva du camp de Saül, les vêtements déchirés et la tête couverte de poussière. En arrivant auprès de David, il se jeta à terre et se prosterna. David lui demanda : « D’où viens-tu donc ? » Il lui répondit : « Je me suis échappé du camp d’Israël. » David lui dit : « Que s’est-il passé ? Raconte-le-moi ! » L’homme répondit : « Le peuple s’est enfui du champ de bataille ; beaucoup d’entre eux sont tombés et sont morts. Et même Saül et son fils Jonathan sont morts ! » Alors David arracha et déchira ses vêtements, et tous les hommes qui étaient avec lui firent de même. Ils se lamentèrent, pleurèrent et jeûnèrent jusqu’au soir, à cause de Saül et de son fils Jonathan, à cause du peuple du Seigneur et de la maison d’Israël, parce qu’ils étaient tombés par l’épée. « Ta fierté, Israël, transpercée sur tes hauteurs ! Comment sont-ils tombés, les héros ? Saül et Jonathan, aimables, pleins de charme, ni dans la vie ni dans la mort ne furent séparés, plus rapides que les aigles, plus vaillants que les lions. Filles d’Israël, pleurez sur Saül : il vous revêtait de pourpre somptueuse et rehaussait de joyaux d’or vos vêtements. Comment sont-ils tombés, les héros, au milieu du combat ? Jonathan, transpercé sur les hauteurs ! J’ai le cœur serré à cause de toi, mon frère Jonathan. Tu étais plein d’affection pour moi, et ton amitié pour moi était merveille plus grande que l’amour des femmes ! Comment sont-ils tombés, les héros ? Comment ont-elles disparu, les armes du combat ? »
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Samedi 22 Janvier : Psaume 80(79),2-3.5-7. ()
Berger d'Israël, écoute, toi qui conduis Joseph, ton troupeau : resplendis au-dessus des Kéroubim, devant Éphraïm, Benjamin, Manassé ! Réveille ta vaillance et viens nous sauver. Seigneur, Dieu de l'univers, vas-tu longtemps encore opposer ta colère aux prières de ton peuple, le nourrir du pain de ses larmes, l'abreuver de larmes sans mesure ? Tu fais de nous la cible des voisins : nos ennemis ont vraiment de quoi rire !
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Samedi 22 Janvier : Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3,20-21. ()
En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »
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Samedi 22 Janvier : Saint Thomas d'Aquin ()
Les immenses bienfaits dont le Seigneur a largement comblé le peuple chrétien élèvent celui-ci à une dignité inestimable. Il n'y a pas, en effet, et il n'y a jamais eu de nation dont les dieux soient aussi proches que notre Dieu l'est de nous (cf Dt 4,7). Le Fils unique de Dieu, dans le dessein de nous rendre participants de sa divinité, a assumé notre nature et s'est fait homme pour diviniser les hommes. Tout ce qu'il nous a emprunté, il l'a mis au service de notre salut. Car, pour notre réconciliation, il a offert son corps à Dieu le Père sur l'autel de la croix ; et il a répandu son sang comme rançon pour nous racheter de notre condition d'esclaves et pour nous purifier de tous nos péchés par le bain de régénération. Afin que demeure parmi nous le continuel souvenir d'un si grand bienfait, il a laissé aux croyants son corps en nourriture et son sang en breuvage sous les espèces du pain et du vin. Ô admirable et précieux festin qui apporte le salut et contient la douceur en plénitude ! Que pourrait-on trouver de plus précieux que ce repas où ce n'est pas la chair des veaux et des boucs, mais le Christ vrai Dieu qui nous est offert ?
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